Rat des villes

Je n'aurais jamais cru dire ça un jour. Moi, la petite fille de la campagne, celle qui récoltait des tiques en pagaille à force de jouer à cache-cache dans les champs de blé ou de bambou, et de barboter dans les marécages derrière la maison ; je crois que j'aime la ville. Non. Pas La... Lire la Suite →

Publicités

Ciao Pantin

Des pics à glace fusaient dans l'air et transperçaient chaque couche de leurs vêtements. Leurs joues écarlates, brûlantes du contraste entre le froid et la chaleur des larmes semblaient en proie à un incendie dévastateur. A l'intérieur de leurs carcasses malmenées le feu faisait rage. Ils avançaient penchés, bras croisés sur leur poitrine, luttant contre... Lire la Suite →

L’épicentre

Les trente-huit degrés à l’ombre commençaient à user sa patience. Depuis qu’elle venait passer ses étés ici, en Camargue chez ses grands-parents, les vacances scolaires de Mariette se résumaient à deux activités principales : manger, et se baigner. Alors, comme tous les enfants de son âge vivant dans la résidence, Mariette se tortillait sur son... Lire la Suite →

Flou

Il y a longtemps que je n’y avais plus pensé. C’est étrange comme parfois, le cerveau peut s’évertuer à enterrer au plus profond de nous ce qu’il ne peut expliquer. Un instinct de préservation que notre témérité finit, un jour ou l’autre par annihiler. Il y a longtemps que je n’y avais plus pensé. J’avais... Lire la Suite →

Ni plus, ni moins

J’aurais aimé ne jamais traîner ce poids. J’aurais aimé qu’on m’aide à le porter, qu’on m’entraîne à en avoir la force nécessaire. J’aurais aimé qu’on ne me fasse pas croire que ce poids était un boulet, quelque chose dont il fallait à tout prix me débarrasser sous peine de passer la ligne d’arrivée après tout... Lire la Suite →

Cousue de fils blancs

On en fait tout un plat des trente ans. C’est notre croque-mitaine d’adulte. Celui qu’on pourra combattre autant que possible mais qui finira toujours pas nous avoir après une nuit de sommeil agité. Un matin, on ouvre un oeil et paf, on a trente ans, on glisse tout doucement vers la fin de notre vie... Lire la Suite →

Vie antérieure

Il y a de la poussière sur les plinthes et sur les étagères de pin jaunies. La moquette épaisse laisse échapper cette odeur moite de renfermé, à la fois désagréable et rassurante. Dans les coins de la pièce, on trouve des anges. Vous savez ? Ces machins qui volent et envahissent le ciel bleu au... Lire la Suite →

A Delphine De Vigan

Delphine, Je ne sais pas bien ce qui me prend, à m’emparer de mon clavier d’ordinateur avec la volonté de vous faire part de ce raz-de-marée, ce tourbillon d’émotions qu’a été pour moi votre roman Rien ne s’oppose à la nuit, je sais seulement que j’ai toute la peine du monde à le contenir. À... Lire la Suite →

Constellations de plastique

J’adore l’hiver, vous n’avez pas idée. Je sais que nous sommes des créatures photosensibles et qu’il est fort probable que dans quelques mois je me pavane, yeux fermés et sourire aux lèvres sous le premier rayon de soleil venu, mais en attendant : j’aime le froid. J’aime le froid à défaut d’apprécier les fortes chaleurs.... Lire la Suite →

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑