Amitiés à moitié

Très longtemps, j’ai usé du mot « ami » à outrance. J’avais beaucoup d’amis. Trop pour que ce soit honnête. Un peu comme une page facebook sur laquelle on accepte toutes les invitations pour observer, fasciné, le nombre d’amis enfler. Je laissais n’importe qui entrer dans ma vie, il suffisait de le vouloir. De me vouloir. Et…

Le très fameux syndrome de l’imposteur

Quand arrête-ton de se sentir comme une merde étalée sur une biscotte ?  À quel moment de notre vie peut-on jouir, sans culpabiliser, d’un sentiment d’appartenance, d’acceptation dans une communauté ? Arrêter de craindre le rejet au point que toute tentative d’action est tuée dans l’oeuf ? J’en pose, des questions. Mais je n’ai jamais…

L’évanescence des contours

Mon plus lointain souvenir, lorsque je me concentre assez, c’est toi, debout dans le salon à astiquer les carreaux du buffet. Je suis accrochée au filet de mon parc et je te regarde au travers, silhouette floue qui chantonne un air inconnu. Je te regarde, et tu ne me vois pas. Je suis persuadée que…

A song of ice and fire

Les fins d’années ne me sont jamais tendres. Je suis quelqu’un que l’introspection hante au quotidien, alors quand le monde entier se met à dresser un bilan personnel, je me sens déjà au plus bas de mon estime-personnellomètre. Et pourtant, je n’y coupe jamais. Et même lorsqu’en Janvier, prévoyante, j’ai bien pris soin de ne…

Rallumer les étoiles

Les derniers moments de l’année. Les plans à honorer, les repas à organiser, les cadeaux à choisir, à emballer, à offrir. Les bilans à dresser. Les cases à cocher. Les frustrations à refouler. Les sourires épuisés à afficher pour honorer un esprit auquel on ne croit plus. L’esprit de Noël, moi je n’y ai jamais…

Ce soir

Elle était incapable de détacher ses yeux de l’horloge. En ça, elle n’était qu’une adolescente parmi les autres, obnubilés par le temps qui passe et le désir profond de prendre leurs jambes à leur cou dès la toute première sonnerie pour rentrer chez eux, quitter ces murs sinistres qui sentaient le citron chimique et profiter…

La dernière valse

  Incontestablement, c’est l’Été ma saison préférée. Il y a une moiteur ambiante que certains trouvent dégueulasse, dans laquelle je ne peux m’empêcher de me sentir comme à la maison. Toutes ces odeurs qui en découlent mettent mes sens en ébullition : j’ai l’envie furieuse de mordre dans les chairs — mais je ne le…