Belle plante

Un brouillard de mots. D’épais nuages de syllabes qui perdaient tout leur sens dans l’alambic de ses conduits auditifs. Voilà tout ce qu’il percevait de la verve de Lucie, sa femme, toujours très enthousiaste à l’idée de lui tailler un costume de saison sur un air pastoral.

Dans la fumée noire de son discours, Hervé s’asphyxiait. Lentement, mais sûrement. Les chaussures vernies de Lucie n’en finissaient plus de briller comme de petits éclairs torpillant sa rétine, et lui restait paralysé par la chorégraphie de ses pieds qui renvoyaient si bien la lumière de ce jour blanc. Et puis, un claquement de porte plus tard, Lucie avait filé comme un courant d’air, entraînant dans son sillon ce brouillard nauséabond.

Le silence.

Le temps peaufinant son oeuvre, Hervé était devenu une créature de quiétude, recherchant le calme partout où il allait, laissant le vide l’envelopper, lui détendre les cervicales et dresser le duvet de son corps. Lucie avait suivi la voix opposée.

Pour compenser le néant de son mari, elle se conduisait à elle-seule comme une nuée de moineaux surexcités. Et vas-y que je me baigne. Et vas-y que je me sèche les ailes. Et vas-y que je piaille pour réclamer de l’attention. Et vas-y que je défèque sur tes habitudes. Et vas-y que je virevolte de café en café, de table en table pour picorer les miettes.

Elle prenait un soin tout particulier à habiller chaque centimètre carré de l’appartement, tant et si bien qu’Hervé en avait oublié la couleur originale des murs, tout bariolés de bibelots qu’ils étaient. Pas de repos pour les yeux. Pas de tranquilité pour l’esprit.

Le seul endroit de cet appartement où Hervé se sentait revivre était le balcon, vierge des pépiements de Lucie ainsi que de son sens de l’esthétique pour le moins chargé. Il n’y avait rien ici, à part un air frais et propre qui le sauvait d’une suffocation certaine, avec, en sus, une vue imprenable sur les toits de la ville. Au dix-septième étage, plus question de vis-à-vis. Galvanisé par l’oxygène qui nourrissait ses poumons asséchés, Hervé se sentit pousser des ailes. Il attrapa son trousseau de clés et claqua la porte à son tour. À l’ascenseur il préféra l’escalier, plus pour les odeurs de nourriture stagnant aux différents étages que pour son quota d’activité physique quotidienne. La tête lui tournait un peu lorsqu’il passa le sas de l’immeuble dont l’écho de ses pas soulignait l’inhospitalité.

Et ce fut, là, devant le mur de façade jauni, qu’elle attira son regard.

Dans un grand pot en argile fissuré, une plante luttait entre la vie et la mort, reléguée au rang d’ordures ménagères au milieu de quelques sacs poubelles odorants. À peine Hervé l’effleura-t-il que deux feuilles vinrent rejoindre le tas d’autres au sol, raides mortes. Il n’y avait pas de temps à perdre. Le bout de ses doigts fourmilla, comme pour lui rappeler celui qu’il avait un jour été dans ses jeunes années : un amoureux des plantes à la main verte.

Sans hésiter, il se contorsionna, semant quelques feuilles sèches jusqu’à l’ascenseur dans lequel il poussa le pot en argile. Bien décidé à lui rendre ses jolies couleurs, il lui murmura quelques encouragements : tout irait bien, il ne fallait plus qu’elle s’inquiète, elle se trouvait désormais entre des mains expertes. Avec le plus grand soin, il lui dégota le plus confortable des emplacements de l’appartement, suffisamment ensoleillé sans l’exposer à la lumière directe, puis se décida à ressortir pour acheter ce dont il aurait besoin. Il attrapa ses clés de voiture, se dirigea vers la porte puis, après un dernier coup d’oeil à sa nouvelle protégée, se ravisa. Armé d’un stylo, Hervé inscrivit les mots NE PAS TOUCHER sur un post-il qu’il colla au pot, comme un bouclier dressé en prévention face aux attaques de Lucie.

Il tourna la clé dans le contact, et au moment de passer la seconde, la sonnerie de son portable envahit l’habitacle. Il l’ignora.

Lucie tentait de reprendre le souffle qu’elle venait tout juste de perdre en écrasant sa pédale de freins. Le coeur au bord des lèvres et la gorge sèche, elle fixait cet homme qu’elle avait bien failli renverser. Elle regarda son majeur velu se dresser, et chercha à lui demander pardon, les yeux plantés dans les siens. L’homme frotta le mollet que cette folle avait tapé de son pare-chocs, puis finit sa traversée la mine renfrognée. Bouleversée, Lucie enfonça son visage dans le creux de ses bras et pleura tout ce qu’elle put sur son volant.

Hervé n’avait pas daigné décrocher. Sans surprise, la déception donnait à son visage une teinte cendrée. Encore et toujours. Déception et contrariété semblaient occuper son existence depuis qu’elle côtoyait Hervé, Lucie l’admettait enfin. Lorsqu’elle releva la tête, le choc fut dissipé et ses idées plus claires que jamais. Elle allait le quitter, sa décision était prise, et il était grand temps.

Elle pénétra le sas de l’immeuble dans lequel régnait un froid quasi surnaturel, et laissa ses talons claquer sur le sol verni. À la fermeture de l’ascenseur, Lucie prit une grande inspiration, et mit de l’ordre dans ce discours qu’elle refoulait depuis tant d’années.

Tu ne m’aimes pas. Où va-t-on ? Pourquoi est-ce qu’on s’acharne ? Je ne te supporte plus. Tu ne me tolères même plus dans ton champ de vision. C’est fini. Je pars. Je ne te dis pas au revoir car, comme toi, j’espère t’extraire de ma vie de manière chirurgicale. Bon vent. Bonne bourre. Bon dialogue avec le vide.

Elle était prête.

Et pourtant, au moment d’enfoncer sa clé dans la serrure, ses entrailles ne mentirent pas. Hervé n’était pas là. L’appartement, vide de lui, de sens et de chaleur humaine lui hurlait de s’en aller.

Avec toute la précaution dont elle fut capable malgré les tremblements de ses mains, elle décrocha chacun de ses cadres et les posa au sol, adossés au mur, ajourant la poussière accrochée à la peinture autrefois blanche. D’un oeil triste, elle observa les plus petits d’entre eux, les épousseta de la main, tenta de leur rattacher un souvenir joyeux; en vain. Puis, résolue, elle les glissa dans son sac. L’écho de ses talons rebondissait sur les murs désormais presque nus, et, une photo de couple serrée contre son coeur, elle balaya l’appartement d’un dernier regard.

Tiens. C’est nouveau cette plante.

D’un pas traînant qui lui faisait rouler les hanches, elle s’approcha.

Tu n’es même pas très jolie, dis donc.

Lucie scruta la plante de la tête aux pieds. Puis, elle vit le post-it recouvert de l’écriture enfantine d’Hervé. NE PAS TOUCHER.

Voilà à quoi ils en étaient réduits. Trois mots gribouillés sur un post-it. Trois mots péremptoires à la forme infinitive. Pas de Je. Pas de Tu. Surtout pas de nous. Par défi, et pour lui signifier qu’elle aussi pouvait piétiner ses paroles, elle arracha le post-it qu’elle chiffonna avant de le jeter sur la terre desséchée, plutôt fière de son éclat de malice.

Elle pivota sur ses talons et explora les quatre coins de cet appartement où elle avait livré une guerre sans merci contre le vide, à remplir chaque espace, combler chaque interstice, brasser cet air sentant le renfermé avec d’immenses gestes pour contrebalancer l’inertie d’Hervé, dont le regard impassible ne faisait plus que la traverser. Elle ne pouvait s’empêcher de trouver cela violent, cette ignorance, ce mépris muet qu’il avait pour elle. Et pourtant, concernant la violence, elle en connaissait un rayon depuis son premier mariage où les coups avaient tendance à pleuvoir un peu trop régulièrement. Les bleus, les ecchymoses, ces douleurs-là laissaient des traces, des preuves qui parlaient pour elle, l’autorisaient à pleurer dans les bras d’âmes compatissantes et se plaindre de sa situation. Hervé n’avait jamais levé la main sur elle. Il l’avait simplement réduite à l’état d’ectoplasme un peu trop salissant, un fantôme s’infiltrant dans les courants d’air et faisant claquer les portes. Il l’avait tuée. Elle n’existait plus à ses yeux que sous la forme d’une anomalie sur pellicule, une anamorphose inexplicable d’un cliché après son développement.

Mais il se trompait. C’était lui l’erreur dans l’équation de sa vie, lui le trou noir avaleur de mondes.

Elle n’allait certainement pas se laisser avaler.

Je te quitte. Je passerais récupérer mes affaires plus tard. D’une gifle qu’elle aurait préféré destiner à la joue d’Hervé, elle colla le post-it en lieu et place de celui qu’elle avait chiffonné, sur le pot en argile.

La porte claqua comme si souvent sur son passage, mais cette fois, elle ne le regretta pas.

Les bras lestés d’articles de jardinage, Hervé ne remarqua pas les murs vidés de Lucie, tout comme il ne prêta aucune attention au message venu remplacer le sien. Il installa la plante sur le balcon, et l’entoura de ses nouveaux achats, comme pour lui signifier qu’une opération de sauvetage était bien en cours. Ne t’inquiètes pas ma belle, on va te requinquer.

Il enfila ses gants de jardinier, et d’une main guidée par la mémoire des gestes, brisa la motte de terre formée aux racines. Dans un immense pot tout neuf percé en son fond, il versa du terreau minéral auquel il mélangea une dizaine de billes d’argile, puis y versa une partie de son compost, afin de donner à la terre l’énergie nécessaire à une réanimation en règle. Tu vas redevenir une vraie beauté.

Le temps fila à une vitesse si folle qu’il remarqua à peine la baisse de luminosité lorsqu’il s’arrêta enfin. Epuisé de la course qui se jouait dans sa cage thoracique, Hervé observa le soleil qui disparaissait déjà, rayon après rayon, degré après degré. Il frissonna. Il faisait froid tout à coup.

Hervé rapatria sa belle plante entre les murs nus de l’appartement, puis fit coulisser la baie vitrée.

Là. Tu auras bien chaud, comme ça. Pour la première fois depuis quelques années, il alluma un feu au creux de la cheminée.

Histoire de rentabiliser enfin ces foutus frais de ramonage, hein ma belle.

Le crépitement du feu, la lumière bleutée et le son étouffé de la télévision l’endormirent en quelques minutes. Il ne se réveilla que le lendemain, lorsque la lumière d’un soleil téméraire ricocha sur le blanc des murs.

Bonjour Phoenix, lança-t-il à sa nouvelle colocataire.

Les jours qui suivirent, Hervé les passa une main dans la terre, un arrosoir d’eau minérale dans l’autre. L’appartement n’avait jamais été aussi vide, et pourtant, Hervé n’avait jamais autant usé de ses cordes vocales. C’était agréable, ce dialogue à sens unique. Redécouvrir le son de sa propre voix, imaginer les réponses qu’il aimerait entendre plus que celles qui lui seraient imposées; à travers Phoenix, il apprenait enfin à se connaître, après un long demi-siècle d’errance.

Hervé dessinait Phoenix sous tous les angles, soignait sa terre autant que possible, époussetait ses feuilles, les comptait une à une. Alors, quand un nouveau bourgeon faisait son apparition, il se sentait récompensé et laissait sa gorge déployer un cri de joie comme jamais il ne s’était entendu pousser. Il était fier de sa petite, sa belle petite qui se battait comme une vraie championne.

On y est presque, ma belle, encore un petit effort.

Phoenix s’épanouissait peu à peu et habillait l’angle qui lui était dédié. Elle projetait sur le mur de jolies formes que les courants d’air animaient comme des ombres chinoises. Hervé aurait pu écouter le vent siffler dans ses feuilles jusqu’à en devenir fou. Et puis, il eut une idée.

Il se précipita dans la chambre d’amis où Lucie avait fini par entasser ses affaires, et fouilla la commode jusqu’à en sortir une boîte à bijoux. Il était là, exactement à l’endroit où Lucie l’avait laissé. Ce très long collier de strass qu’il lui avait acheté sur un coup de tête, pensant lui faire plaisir. Il avait vu dans son regard, au moment de lui passer autour du cou, ce minuscule éclair de gêne, ce malaise qu’elle tentait de masquer, de faire taire à tout prix. Le murmure qui étouffa son merci, l’inconfort qui noua ses mains et le silence qui gonflait entre eux. Il s’en souvenait comme si c’était hier.

Au moins, j’en connais une à qui ça fera plaisir.

Il habilla délicatement le feuillage de Phoenix du collier brillant, qu’il déposa autour d’elle comme une guirlande de Noël. En guise de remerciement, elle renvoya sur le mur des dizaines de spectres lumineux qui dansaient avec la brise matinale. Hervé, subjugué, laissa les lumières colorées l’envoûter un long moment, dans le vide paisible de l’appartement.

La plus belle.

Ebloui, Hervé ne vit pas les premières, minuscules tâches blanches sous certaines de ses feuilles, tout comme il ne nota pas les légères variations de teinte dans la robe de Phoenix.

À mesure que les jours passaient, une fine toile blanche recouvrait un peu plus chacun des membres de la plante, et de petits insectes farineux semblaient l’avoir prise d’assaut. Le diagnostic fut sans appel : Phoenix était victime d’une attaque de cochenilles dévastatrice qui commençait à dessécher son tronc. Il fallait agir vite.

Hervé déplaça son amie sur le balcon, posa un pied sur le pot et tira sur la plante de toutes ses forces. Dans son moignon de terre, des milliers de bestioles poudreuses grouillaient. La main enfoncée dans son gant de jardinage, il brisa la motte pour tenter d’en dégager les racines.

Mais elles avaient disparu.

Rongées, atrophiées, il n’en restait plus rien.

Phoenix allait mourir, il était trop tard.

Hervé resta un long moment adossé au garde-fou de son balcon, à contempler le cadavre de son amie, grignotée par une armée de minuscules insectes. Au sol, au milieu d’une terre poussiéreuse que le vent tentait de pousser, gisait le collier de brillants.

Il se releva avec l’étrange impression de porter une tonne sur ses épaules, et saisit délicatement le collier qu’il déposa au fond du pot. De sa main gantée, il enserra le corps anémié de Phoenix, puis la redressa avant de la déposer, à son tour, dans son pot. Il souleva le tout comme il put,  l’entoura de ses bras, et sans jamais se soucier de l’absurdité de la scène, il se mit à la bercer, doucement, comme on berce un enfant malade. Agité de soubresauts, son corps ne lui obéissait plus, ses joues ruisselaient de larmes brûlantes alors que le poids de son corps se balançait d’un pied sur l’autre.

Puis, quelque chose de différent trouva refuge en lui. Quelque chose de nouveau, d’incandescent, de ravageur.

La colère.

Dans son estomac, un incendie démarra et fit tout exploser.

Lucie coupa le moteur de sa vieille Renault 21. Elle hésitait. Bien sûr, elle avait appelé Hervé avant de débarquer chez lui, laissant plusieurs messages sur son répondeur qu’elle avait fini par saturer. Elle n’était pas certaine de la situation qui l’énerverait le plus ; qu’il fut absent ou au contraire bien là, planté au milieu de l’appartement à compter les toiles d’araignées. Elle en conclut que dans un cas comme dans l’autre, ça n’était qu’un très mauvais moment à passer. Autant en finir au plus vite. D’un geste qui fouetta l’air, elle claqua la portière et expira pour se donner du courage. Les enfants du gardien criaient d’excitation depuis la balançoire. Le grand frère poussait la petite soeur qui réclamait d’aller toujours plus haut, plus vite.

Tu vas finir dans l’espace si je continue, lui répondit son frère dans un éclat de rire.

Lucie les observa un instant. Elle hésitait à leur faire signe une dernière fois, puisqu’elle ne les reverrait probablement jamais. Ils ne se connaissaient pas vraiment et n’avaient fait que se saluer poliment dans le hall de l’immeuble, mais elle voulait un adieu digne de ce nom, auquel elle pourrait rattacher les douze dernières années de sa vie qu’elle s’apprêtait à empaqueter et donner aux bonnes oeuvres.

Elle leva la main vers eux, et ils lui rendirent son salut avec un large sourire.

Un joli souvenir, enfin.

Soudain, du rouge. Un sifflement aigu. Et puis plus rien.

La police fut surprise de trouver l’appartement du dix-septième étage en proie aux courants d’air, toutes fenêtres ouvertes, sans aucune trace de vie. Pas d’ustensiles dans l’évier, ni dans le lave-vaisselle, lit impeccablement fait, frigo soigneusement vidé et nettoyé, presque neuf, comme tous les placards. Seuls restaient, dans la chambre d’ami, des montagnes d’objets ayant appartenus à la victime, recouverts d’une couche de poussière qui prenait à la gorge chacun des officiers assignés à l’inventaire; puis dans le salon, une épaisse couche de terre que le vent avait éparpillée.

Tout s’était passé si vite, personne n’avait rien vu en dehors de deux enfants traumatisés qui soutenaient, l’un comme l’autre que la plante était tombée du ciel directement sur le crâne de la victime. Les enfants, vous savez ce que c’est, avait dit leur père au sergent venu prendre les dépositions qui lui glissa la carte du psychiatre judiciaire dans la main.

Je sais ce que j’ai vu, soutenait la petite fille en pleurs dans les bras de sa mère, au moment où le tampon du médecin légiste, à l’autre bout de la ville, estampilla “suicide” sur le dossier de Lucie Alvez.

Photo by Gaelle Marcel on Unsplash

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ombellifère dit :

    Coucou le non-Twitter écrivain(e ?) 🙂
    Je trouve que ce texte est super bien écrit, tout le long, j’ai été partagée entre l’espoir et la mélancolie. On est sur le fil de bout en bout : est-ce que cette plante, ou bien sa mort, pourrait être l’élément qui permettra à la communication de ce couple ml assorti de reprendre ? Ou bien la coupera-t-elle définitivement ? Grande optimiste, j’ai jusqu’au bout espéré la première solution, alors, évidemment, je suis un peu mitigée sur la fin, mais elle clôt très bien ce texte sur l’absurdité de la vie et l’ennui des couples fatigués.
    C’est très juste, que ce soit au niveau des sentiments ou du partage des points de vue, qui rendent gris les personnages, plutôt que noirs ou blancs. En résumé, je trouve que c’est un beau texte.
    Deux légers bémols :
    – Je ne suis pas sûre d’avoir compris le tout premier paragraphe. Ils se disputent ou elle parle juste trop ?
    – Je suis un peu gênée par la construction de cette phrase : « Alors, quand un nouveau bourgeon faisait son apparition, il se sentait récompensé et laissait sa gorge déployer un cri de joie comme jamais il ne s’était entendu pousser. » En effet, « quand un nouveau bourgeon faisait son apparition » laisse penser à une certaine répétition de l’action, mais « comme jamais il ne s’était entendu pousser » plutôt à une action unique, surtout avec « jamais » dans la phrase.
    Ceci dit, cela reste quelques scories dans un style toujours agréable.
    Et tu m’as filé la trouille pour mes plantes sur lesquelles je vais pratiquer une inspection générale en rentrant ^^
    En espérant continuer à te lire.

    J’aime

    1. Merci beaucoup pour ton très gentil message ! Tu as tout à fait raison sur le passage souligné, il mériterait d’être retravaillé un peu.
      J’espère que malgré tout ça, tes plantes se portent bien 😉

      J’aime

  2. Mia dit :

    J’aime beaucoup ton style. Très agréable à lire et on sent une maturité derrière tes mots. J’ai trouvé très juste cette incommunicabilité entre les personnages. La façon dont ils se font mutuellement souffrir sans le vouloir, simplement parce qu’ils sont différents. Question bête cependant : je n’ai pas compris comment le médecin légiste en arrive à sa conclusion. Je crois comprendre ce qui s’est passé à la fin, mais cet élément m’échappe.

    J’aime

    1. Merci beaucoup pour tes gentils mots Mia !
      En effet, la conclusion arrive très rapidement, et c’est souvent un de mes soucis dans l’écriture, après un certain nombre de mots, j’ai l’impression de tourner en rond, alors mes fins tombent toujours comme un couperet.
      Ici, ça n’a pas dérogé à la règle, cependant, ce que j’ai trouvé intéressant avec ce choix (le verdict du suicide et la disparition d’Hervé) c’est qu’il montre Lucie sous un nouveau jour : celui de la dépression. Du coup, j’ai estimé qu’elle avait potentiellement des antécédants médicaux, qui auraient pu laisser penser qu’elle se serait jetée du 17e étage. M’enfin, je te l’accorde, rien n’est parfaitement clair, et je crois que c’est également ce que je voulais : simplement semer le doute, remettre en cause les partis pris, et les personnages qu’on croyait acquis.

      J’aime

  3. Mia dit :

    Ah très bien ! Je n’avais rien compris alors. Je croyais qu’Hervé, en colère, avait jeté la plante du haut du balcon et que Lucie se l’était prise sur la tête.

    J’aime

    1. C’est ce qui s’est passé. Du moins c’est ce qui a pu se passer. Mais Hervé est si inconsistant, si inexistant… existe-t-il en dehors d’un simple courant d’air ?

      J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.